Le projet d'agrivoltaïsme d'Eygurande-et-Gardedeuil

Projet de la future ferme agrivoltaïque d'Eygurande-et-Gardedeuil
Administrateur
dimanche 15 janvier 2023 16:43

Pourquoi cette démarche de concertation ? 

Pourquoi venir voir les habitant·es riverain·es ?  


Ce projet a pour objectif de faire perdurer l’activité agricole sur le territoire. Cependant, les propriétaires et agriculteur·trices à l’origine de ce projet souhaitent le penser et le construire en lien avec les personnes habitant autour et pouvant être concernées directement ou indirectement par celui-ci. C’est pourquoi ils ont fait le choix d’être accompagné·es et d’aller à la rencontre des Eygurandais·es.
La concertation préalable volontaire est également une démarche assumée par GLHD qui crée des projets de territoire, avec le territoire. 
Administrateur
dimanche 15 janvier 2023 16:45

Quel est le rôle de chacun des partenaires du projet (agriculteurs, GLHD, communes, etc.) 

et comment s’agence le partenariat ? 


GLHD contractualise avec chacune des parties selon des modalités spécifiques à chaque cas. Un bail emphytéotique de 42 ans est signé avec le propriétaire et l’exploitant actuel pour la location des terres. En parallèle, une contractualisation à part est réalisée avec le futur exploitant avec le versement d’une indemnité annuelle. Ce filet de sécurité est complété par une mise à disposition gratuite des terres agricoles

Administrateur
lundi 16 janvier 2023 16:44

Quels types d’agriculture et de cultures 

sont envisagés ? 


Le projet agricole est en cours de réflexion et des orientations se profilent déjà comme de l’élevage ovin et de la culture céréalière. L’analyse agronomique des sols a posé les bases des cultures possibles sur le substrat particulier qui est celui de la Double et qui contraint fortement les possibilités. En parallèle et dans une optique d’innovation, une étude de faisabilité sur les plantes aromatiques et médicinales est également en cours. Un futur bulletin informera les habitant·es des choix définitifs en fonction des îlots.
Administrateur
lundi 16 janvier 2023 10:28

Est-ce que l’activité agricole est bien maintenue sur plus de 40 ans ? 


Les agriculteurs ont l’obligation à travers la contractualisation établie de poursuivre une agriculture significative sur toute la durée d’exploitation de la ferme agrivoltaïque. C’est à cette condition qu’ils percevront le revenu issu de la production d’énergie solaire. 


Par ailleurs, ils sont soutenus techniquement et financièrement dans la mise en œuvre de leurs projets agricoles sur toute la durée du développement. Les projets agricoles seront in fine présentés en CDPENAF (Commission de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers) afin de valider leur viabilité dans le temps. 


Un suivi technique des projets agricoles sera réalisé, avec pour objectif d’évaluer la performance de chaque atelier, de comparer le cas échéant les résultats par rapport à l’activité agricole précédemment en place, d’identifier les avantages et éventuels points d’amélioration résultant de la présence des installations photovoltaïques. Ce suivi fera l’objet de comptes-rendus récurrents lesquels pourront être présentés en comité de suivi composé des agriculteurs, de la Chambre d’Agriculture, de la DDT et des collectivités concernées. 


En parallèle, des conventions peuvent être signées avec des bureaux d’études agricoles ou avec la Chambre d’agriculture pour la recherche de nouveaux exploitants dans le cas d’une fin d’activité d’un des exploitants au cours de l’exploitation de la ferme agrivoltaïque. 

Administrateur
mardi 17 janvier 2023 16:47

Quelles seront les modalités de vente de l’électricité produite ?


GLHD conçoit des projets qui ne dépendent pas de soutiens publics. Cela est une innovation en soi car l’énergie renouvelable est installée en France en majorité grâce au tarif de rachat de l’électricité par EDF. Pour réaliser des projets qui s’exemptent de ces subventions, GLHD revendra l’électricité au prix du marché sous forme de contrat de gré-à-gré, avec un prix au même niveau que celui du nucléaire historique. 

Administrateur
mardi 17 janvier 2023 16:47

Comment va se passer le raccordement au projet ?


Il est estimé environ 30 MWc de puissance installée répartie sur les 3 îlots, ce qui induit un raccordement sur un poste source tels que celui de Bessanges (13 km) ou de Ménesplet (11 km) par le biais des gestionnaires de réseau Enedis ou RTE. Des études sont en cours de réalisation et plusieurs solutions de raccordement sont envisagées. Le raccordement sera réalisé entièrement en souterrain. Les travaux seront menés par les gestionnaires de réseaux selon la séquence Eviter, Réduire, Compenser afin de limiter les impacts sur l’environnement. 

Administrateur
mardi 17 janvier 2023 16:48

Comment sont implantées les structures dans le sol (fondations) ?

 

Les structures photovoltaïques sont fixées sur des pieux qui sont directement enfoncés dans le sol. Il n’y a donc pas d’artificialisation des sols et l’installation étant totalement réversible, le terrain retrouve son état d’origine après démontage. La fonction agricole du sol est préservée. 

Administrateur
mardi 17 janvier 2023 16:48

Comment sera intégré le projet dans le paysage communal ?

 

Le projet paysager fait l’objet d’une attention particulière sur le projet d’Eygurande-et-Gardedeuil qui s’intègre dans un cadre rural et touristique. Les différentes rencontres avec les habitant·es et riverain·es ont permis à l’ingénieure paysagiste de recueillir les sensibilités des usager·es du territoire. Au-delà du travail concernant les masques visuels sur les zones de co-visibilités sensibles, un des axes étudiés est l’intégration du chemin de randonnée de la Guirandolle dans le projet paysager pour le rendre plus attractif. Le projet favorisera donc à terme les activités d’agro-écotourisme qui intéressent particulièrement les nouvelles générations très sensibles au changement climatique. 

Administrateur
mardi 17 janvier 2023 10:35

Quels bénéfices le projet aurait-il pour la commune et les habitants ?

 

Les bénéfices économiques à destination du territoire du projet correspondent à des retombées fiscales, notamment : 

  • La taxe d’aménagement versée par la société de projet aux communes et au département d’implantation du projet à l’obtention des autorisations, 
  • L’Imposition forfaitaire sur les réseaux des entreprises (IFER) est un impôt collecté par le Trésor public. La loi de Finance a récemment acté la répartition suivante : 30 % pour le Département, 50% pour la Communauté de communes et 20% pour la commune d’accueil. A l’échelle du projet d’Eygurande-et-Gardedeuil, l’IFER est estimé à plus de 100 000€/an (sous réserve des taux en vigueur et validation des modalités de calcul), versé sur 42 ans. 


Au-delà des retombées financières, le projet permettra également : 

  • D’installer durablement 2 jeunes exploitants. 
  • De pérenniser une agriculture locale. 
  • De favoriser les activités d’agro-écotourisme. 

Administrateur
mercredi 18 janvier 2023 10:23

Est-ce qu’il n’y a pas trop de projets photovoltaïques ou agrivoltaïques en Dordogne ?

 

La préfecture de Dordogne a réalisé récemment (septembre 2022) un état des lieux du développement des énergies renouvelables en Dordogne dont les conclusions sont que, malgré un très bon potentiel solaire (18ème département français le plus ensoleillé), le département présente seulement 213 MWc de photovoltaïque installé, soit 6% du parc de Nouvelle-Aquitaine et 5% de la production d’énergie renouvelable du département. Depuis 2018, une augmentation certaine est en cours avec 146 MW qui devraient voir le jour sur les prochaines années, ce qui élèverait à 8% la production d’énergie renouvelable du département via le photovoltaïque. Les données sont lisibles sous forme de MWc installés et non de nombre de projets. 


Pour aller plus loin, le SRADDET (Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires) 2020 de Nouvelle-Aquitaine a fixé pour 2030 un objectif de 50% de production d’énergie renouvelable pour chaque département. Or, la Dordogne produit actuellement 18,4% de l’énergie finale qu’elle consomme via les énergies renouvelables. Il est donc attendu une augmentation de plus de 30% en 7 ans. En conclusion, les projets qui se développent actuellement en Dordogne sont nécessaires à l’atteinte des objectifs du département. Pour mettre en perspective ces éléments, si les objectifs à l’horizon 2030 (4632 GWh d’énergie renouvelable) étaient réalisés exclusivement en photovoltaïque, et sur terrains agricoles, cela représenterait seulement 1,3% de la SAU du département (la Dordogne possède 353 100 ha de SAU) et 0,5% de la surface du département. Ces chiffres sont à considérer comme des seuils hauts puisque d’autres types d’installations d’énergie renouvelable (éolien, méthanisation…), ainsi que du photovoltaïque en toiture et sur terrains artificialisés, seront réalisés en parallèle. 


Enfin, GLHD s’attache à développer des projets dans une logique de respect de la séquence ERC (Eviter-Réduire-Compenser). En effet, une part de l’exploitation totale des agriculteurs est prise comme surface d’étude initiale, puis les sensibilités environnementales et paysagères, les risques naturels (risque incendie notamment), etc., viennent se superposer à cette surface de base pour en définir les contours en priorisant l’évitement plutôt que la réduction et/ou la compensation. In fine, le plan d’implantation de la ferme agrivoltaïque sera réduit aux zones sans contrainte


Sources : 

Administrateur
jeudi 19 janvier 2023 10:25

Est-ce que les installations photovoltaïques en toiture pourraient suffire à remplir les objectifs fixés en Dordogne en matière d’énergie renouvelable ?


A propos de la capacité de développement du photovoltaïque en toiture, dans son étude « Vers un mix 100% renouvelable en 2050 » datée de 2015, l’ADEME a modélisé le gisement potentiel sur toiture à l’échelle de la France sur la base d’hypothèses de coûts annualisés d’installation et de maintenance des technologies, projetés à l’horizon 2050. Cette hypothèse repose sur une recherche bibliographique. Le gisement évalué serait supérieur aux objectifs de la Programmation Pluriannuel de l’Energie (PPE) pour 2028. Sauf que les résultats présentés sont à mettre en perspective avec les limites de l’étude qui sont malheureusement difficiles à appréhender car peu d’information sont disponibles dans le rapport. En effet, il s’agit avant tout d’une hypothèse issue d’une modélisation et non d’une évaluation exhaustive du potentiel réel prenant en compte les contraintes techniques (état de la toiture), l’impact paysager, l’accessibilité au réseau de raccordement et surtout la capacité des ménages à investir dans un dispositif photovoltaïque à la fois pour l’installation et pour son raccordement. 


Ces contraintes sont par ailleurs visibles à travers le développement du photovoltaïque en toiture sur les 10 dernières années qui, malgré son fort potentiel, n’est pas suffisant pour répondre aux objectifs fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie.


logo GLHD


A une échelle plus locale, d'après l’étude réalisée en 2011 par le CETE du Sud-Ouest (Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement) à la demande de la préfecture, le potentiel total sur toiture estimé en Dordogne est d’environ 1 450 MWc, soit 16% de la consommation énergétique du département et environ 40% des objectifs à atteindre en 2030 pour la Dordogne. Pour remplir les objectifs du SRADDET pour la Dordogne, il faudrait que toutes les surfaces identifiées par l’étude puissent être équipées, en particulier les toitures résidentielles car elles représentent 64% du potentiel identifié


De la même manière que l'étude de l'ADEME précitée, celle-ci ne prend pas non plus en considération les contraintes techniques (état de la toiture), l’impact paysager, l’accessibilité au réseau de raccordement et surtout la capacité des ménages à investir dans un dispositif photovoltaïque à la fois pour l’installation et pour son raccordement


Pour finir, dans son avis sur l'énergie photovoltaïque daté de mai 2022, l'ADEME a rappelé que « Au-delà du déploiement sur les toitures et sur les surfaces dégradées ou artificialisées, des installations sur terrain agricole pourraient contribuer à l’atteinte des objectifs fixés dans la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) ».


Source : 

Administrateur
jeudi 19 janvier 2023 10:26

Est-ce que le modèle agrivoltaïque est pertinent ? Les terres agricoles ne devraient-elles pas servir uniquement à la production agricole ?

 

Les projets agrivoltaïques sont aujourd’hui portés par des agriculteurs qui ne trouvent pas de solutions pérennes sur une partie de leur exploitation. En fonction de la qualité agronomique des terres, l’activité agricole ne suffit pas toujours à maintenir une exploitation sur le long terme. Dans le cadre du territoire du Pays de l’Isle en Périgord, le SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) a mis en évidence une forte déprise agricole localement, qui concerne plus de 7 000 hectares entre 2000 et 2010, soit près de 700 hectares en moyenne par an. En parallèle, le retour à la forêt ou aux friches est au premier rang dans la Double (58%). Le projet agrivoltaïque est donc une solution porteuse pour ces agriculteurs qui souhaitent maintenir la vocation agricole de leurs terres familiales tout en contribuant à la transition agro-écologique. Comme ils ont pu l’évoquer lors des échanges avec les habitants, sans projet agrivoltaïque, ce sont de nouvelles terres qui sont destinées aux friches ou au boisement


Source : 

  • SCoT du Pays de l’Isle en Périgord, Etat initial de l’environnement et PADD 

Administrateur
jeudi 19 janvier 2023 10:40

Ne faudrait-il pas mieux faire de l’agro-foresterie ?

 

L’agroforesterie peut-être une réponse pertinente à la déprise agricole observée localement, tout autant que l’agrivoltaïsme. Le projet nécessite néanmoins une préfaisabilité pour évaluer les potentialités du site d’étude en agroforesterie. 


Par ailleurs, au-delà de la perte de surfaces agricoles, boiser des terres agricoles reviendrait à fermer le paysage en perdant la profondeur induite par les champs agricoles. 

Or, un des objectifs du SCoT, inscrit dans le Document d’Orientation et d’Objectif, est bien de lutter contre cette fermeture visuelle, tout en préservant les espaces agricoles et en favorisant la transition énergétique qui sont également deux des objectifs du SCoT. 

Les contraintes d’un tel projet sont donc à mettre en perspective avec les objectifs visés. 


Source : 

  • SCoT du Pays de l’Isle en Périgord, Etat initial de l’environnement et PADD 

Administrateur
vendredi 20 janvier 2023 10:33

Y a-t-il des preuves que la double production (énergétique et agricole) fonctionne ?

 

L’agrivoltaïsme fait le cas de nombreuses expérimentations à travers le monde entier, y compris en France. La dernière étude portée par l’INRAE présente un maintien de production cumulée de biomasse herbacée sur l’année avec un étalement de la ressource fourragère sur l’année. Une meilleure productivité en période de sécheresse grâce à l’ombrage apporté par les panneaux a également été observé. 


D’une manière plus générale, les études menées montrent que les structures photovoltaïques apportent : 

  • Une protection des cultures et des animaux d’élevage contre les chaleurs et les ensoleillements excessifs, voire les évènements climatiques extrêmes (tempête, gel, grêle…) associés au réchauffement climatique. 
  • Une protection de la ressource en eau du fait de l’amélioration des bilans hydriques au sein des systèmes agrivoltaïques (moins d’évapotranspiration et augmentation de l’humidité des sols). 

Sources : 

  • https://www.jpee.fr/wp-content/uploads/2021/12/20211220-CP_Pousse-de-lherbe.pdf 
  • Ates, S., Alyssa, C., Andrew, C., Biomaz, M. , Smallman, M. A., & Higgins, C. W. (2020). Pasture production and lamb growth in agrivoltaic system. 
  • Tobias Keinath, F. I. (14-16 Oct 2020). Ecological synergy effects of agrophotovoltaic systems. Conference & Exhibition AgriVoltaics. 
  • Perrine Juillion, G. L.-U. (14-16 Oct 2020). Water Status, Irrigation Requirements and Fruit Growth of Apple Trees Grown under Photovoltaic Panels. Conference & Exhibition AgriVoltaics. 
  • Barron-Gafford et al. (2019). Agrivoltaics provide mutual benefits across the food-energy- water nexus in drylands. H. Marrou, L. D. (2013). How does a shelter of solar panels influence water flows in a soil–crop system ? European Journal of Agronomy, 38-51. 
  • Adeh et al. (2018). Remarkable agrivoltaic influence on soil moisture, micrometeorology and water-use efficiency – PLoS ONE, 13(11), e0203256. 

Administrateur
vendredi 20 janvier 2023 10:36

Quelle est la perte de surface agricole dans le cadre d’un projet agrivoltaïque ?

 

La surface des panneaux projetée au sol représentera moins de 50% de la surface agricole. En parallèle, la culture pourra continuer à être réalisée de manière classique sur la quasi-totalité de la surface grâce aux outils agricoles adaptés aux dimensions des structures photovoltaïques. La partie enherbée au plus proche des pieux pourra également s’inscrire au sein du projet agricole comme habitat favorable à la biodiversité, recevant des plantes mellifères ou autres espèces complémentaires à l’activité agricole. 


Dans le cadre d’un projet d’élevage, 100% de la surface est disponible pour les animaux car les structures sont conçues avec une hauteur adaptée à leur morphologie. 

Administrateur
vendredi 20 janvier 2023 10:39

Quel sera l’impact sur la biodiversité ?


Les travaux de la BNE (fédération allemande pour un nouveau secteur de l’énergie) portant sur l’analyse de 75 centrales PV montre une amélioration de la biodiversité sur le long terme. Certaines configurations de parcs favorisent cet effet positif, en particulier un espacement suffisant entre les panneaux tel que GLHD le conçoit. Cet espacement est bénéfique aux insectes, aux reptiles et aux oiseaux nicheurs. 


Par ailleurs, le projet est développé selon la démarche Eviter-Réduire-Compensé et les zones à fort enjeu environnemental seront évitées. Les corridors écologiques pourront être en parallèle favorisés par la mise en place de haies multi-fonctions (paysagères et écologiques), fortifiant ainsi la présence des oiseaux nicheurs. 


Source : 

  • Peschel, R. P. (2019). Centrales solaires - un atout pour la biodiversité. /lecteur/traduction-francaise-de-letude-du-bne-sur-les-centrales-solaires-un-atout-pour-la-biodiversite.htm 

Administrateur
dimanche 22 janvier 2023 16:49

Et maintenant ?

 

Le projet agricole et le projet paysager sont en cours de conception et le dépôt du permis de construire est prévu sur l’année 2023. Les porteurs et porteuses de projet continueront d’informer les habitant·es sur ces sujets à travers des bulletins distribués directement dans les boîtes aux lettres. 

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